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PROJET DE MEMOIRE II : Souscription des bons de trésor assimilables et gestion de la trésorerie et de la liquité bancaires juin 7 2013

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photo-bunds.jpgINTRODUCTION

Pour assurer son développement économique et devenir un pays émergent à l’horizon 2035, le Cameroun s’est engagé dans un vaste programme d’investissement dans les projets porteurs de croissance et d’emploi. En raison de l’insuffisance de ressources pour financer cet ambitieux programme d’investissement, l’Etat du Cameroun a choisi de se tourner vers les marchés de capitaux (marché monétaire et marché financier nationaux). Pour se faire, il émet des titres publics donc des bons du trésor assimilables (BTA) sur le marché monétaire, souscrits par de nombreux investisseurs donc des banques.
Il s’agit de titres représentatifs d’une créance sur l’Etat, émis par adjudication en vue de faire face aux besoins ponctuels de trésorerie, liés aux décalages temporaires entre les rythmes d’encaissement des recettes budgétaires et ceux de paiement des dépenses budgétaires. De valeur nominale 1 000 000 de Francs CFA, et de maturité 13,26 et 52 semaines ils ont pour principale caractéristique l’assimilation c’est-à-dire la possibilité d’une émission de tranches complémentaires d’une ligne d’emprunt existante. Ces titres de créances sont donc généralement émis par les Etats pour collecter l’épargne publique disponible en vue de combler ses déficits de trésorerie.
L’épargne susmentionnée est collectée sur le marché monétaire défini comme le lieu réel ou virtuel où s’échangent de la monnaie interbancaire et des titres de créances négociables à court terme entre les banques et autres établissements de crédit. Ces derniers sont des personnes morales ayant le statut de grandes entreprises réalisant habituellement des opérations de banques donc la collecte des dépôts du public, des opérations de crédit et enfin la mise à disposition et la gestion des moyens de paiement. A juste titre, elles acquièrent les bons de trésor assimilables émis par le trésor public, notamment en souscription primaire en qualité de Spécialiste en Valeur du Trésor (SVT) agrées par l’Etat du Cameroun. Ceux-ci peuvent ensuite les revendre ou les placer auprès de leur clientèle de particuliers ou d’entreprises. Cependant, une quantité importante de ces titres est conservée en portefeuille par les banques comme instruments de diversification de portefeuille. Ils sont enregistrés dans une rubrique comptable de trésorerie dans la colonne « actif » du bilan. Ils figurent dans la classe 5 du plan comptable des établissements de crédit, en comptes de trésorerie et d’opérations interbancaires. Plus précisément, ils sont repartis en titres de placement et de transaction, ce qui de fait laisse entrevoir une certaine implication sur la gestion de leur trésorerie.
En outre, les souscriptions effectuées par les banques ont des conséquences sur la liquidité bancaire. Compte tenu de la disjonction entre système du trésor et le système bancaire, les souscriptions provoquent une sortie de monnaie centrale. De ce fait, ils n’entrent pas en compensation directe et tous les flux doivent être réglés et le sont en monnaie centrale, au moyen des comptes que ces institutions détiennent auprès de la banque centrale. Cependant, les dépenses du trésor remettent en circulation cette monnaie centrale et elle finit par faire retour, mais partiellement, dans le système bancaire. Par conséquent, les ressources monétaires ainsi prêtées au trésor public ne reviennent jamais en totalité dans le circuit bancaire, ce qui constitue une fuite de liquidités hors du circuit bancaire. Ce qui est susceptible d’avoir un impact sur la politique de crédit des banques et autres établissements de crédit.
Compte tenu du calendrier prévisionnel d’émissions futures par l’Etat de bons de trésor, de l’importance de la répartition de la trésorerie pour les banques, du niveau de la liquidité bancaire et de la circulation monétaire pour les établissements financiers et pour l’économie camerounaise en général, il parait plus que pertinent de s’interroger sur l’impact de la souscription des bons de trésor par les banques sur la gestion de leur trésorerie et la détermination du niveau de liquidités interbancaires. Autrement dit, de quelles manières les bons de trésor affectent-ils le niveau de la liquidité bancaire et la répartition comptable de la trésorerie des établissements de crédit au Cameroun ? En tant qu’étudiant en économie, de la filière Banque-Monnaie-Finance de l’IRIC, il importait pour nous de creuser cette question qui est plutôt d’actualité.

INTÉRÊT DU SUJET

Comparé aux modes de financement traditionnels, le recours aux marchés des capitaux permet à l’Etat de bénéficier de ressources financement à des taux d’intérêt compétitifs. Dans le souci d’adopter une gestion plus harmonieuse de ces finances publiques, l’Etat du Cameroun a opté pour le financement de ses déficits publics ponctuels par émission de bons de trésor assimilables. Ces titres sont souscrits par des spécialistes en valeurs du trésor (SVT) au titre de souscription primaire et ensuite placés auprès de différents détenteurs personnes physiques ou morales. Hors ces émissions de titres occasionnent des fuites monétaires hors du système bancaire. Cependant, ces souscriptions de titres ne sont pas indifférentes à la structure actuelle de la trésorerie des banques, et à l’état de la liquidité du circuit interbancaire. Compte tenu des indéniables avantages qu’il retire de ces émissions, l’Etat du Cameroun a d’ores et déjà annoncé de futures émissions figurant dans un calendrier bien détaillé. Par conséquent, les banques seront amenées à détenir de plus en plus de bons de trésor assimilables. Ce thème présente un intérêt multiple :
- Financier, car les titres ainsi émis constituent une forme de placement privilégiée et sont susceptibles d’être cotés et négociables sur le marché secondaire, ce quoi contribuerait au développement d’un marché de titres publics à court terme dynamique et d’animer ces marché encore embryonnaire.
- Monétaire, la proportion de la masse monétaire qui s’échappe hors du réseau bancaire via la souscription des BTA, représente une part négligeable ou pas des dépôts bancaires susceptibles de provoquer une réduction de la liquidité interbancaire susceptible d’influencer le niveau de crédit.
- Économique, au sens ou les établissements de crédit sont de grandes entreprises évoluant dans le secteur très sensible de la banque et de la finance. Or, une banque dont la structure de la trésorerie n’est pas équilibrée, s’expose à des difficultés de trésorerie qui peuvent affecter sa rentabilité et à terme sa pérennité.

DÉLIMITATION DU SUJET

Étant donné le caractère très récent des émissions de titres publics au Cameroun, nous insisterons sur l’impact de la souscription des bons de trésor par les banques au Cameroun, et les effets de ces souscriptions sur la trésorerie bancaire et la liquidité du système monétaire en général depuis l’exercice budgétaire de 2012, date de la toute première émission de BTA au Cameroun.

PROBLÉMATIQUE
Dans les pays dits «développés », les banques ont depuis longtemps opté pour la souscription de BTA comme moyen de placement et de diversification de leur portefeuille. Elles sont par définition les souscripteurs primaires des BTA, notamment les SVT. Cette pratique a été très récemment adoptée par l4etat et par conséquent les banques camerounaises, car depuis 2012 en effet, plusieurs banques détiennent des bons du trésor en portefeuille pour des maturités de 13, 26 à 52 semaines. Pour un tissu bancaire tel que celui du Cameroun, caractérisé par une abondance de liquidités (qualifié de sur liquide), de quelle manière la détention de BTA affecte-t-elle la liquidité bancaire ? En effet, quelle est la qualité de la gestion de la trésorerie due à la présence dans le portefeuille bancaire de BTA et exerce-t-elle une quelconque influence sur la politique de crédit des banques ?

HYPOTHÈSES

Les hypothèses qui peuvent être adoptées pour répondre à notre question centrale sont les suivantes :
- Les bons de trésor assimilables constituent un instrument de placement et de diversification à court terme du portefeuille bancaire, ayant un certain impact sur la gestion ou l’état de la trésorerie bancaire.
- Les emprunts effectués par le trésor public sous forme de bons de trésor sont susceptibles de constituer une fuite de liquidités hors du circuit interbancaire, pouvant de ce fait influencer le niveau de la liquidité interbancaire (monétaire) et par conséquent la politique de crédit.

MÉTHODE DE TRAVAIL

Pour mener à terme ce travail, nous procèderons par des entretiens, des interviews réalisés à partir de questionnaires soigneusement préparés. Après la collecte des données, nous procèderons à un diagnostic pour vérifier la véracité de nos hypothèses. Les évaluations suivrons ensuite.

PLAN DE TRAVAIL

Ce plan n’est pas définitif, car il est susceptible de subir des modifications tout au long de la durée de notre travail. Il est constitué des parties suivantes :
- La première partie de notre travail aura pour objectif de présenter les différents concepts théoriques de titres publics, bons du trésor assimilables, diversification de portefeuille, trésorerie bancaire et l’état de la théorie économique en la matière.
- La deuxième partie quant à elle va nous permettre d’analyser de manière plus empirique les implications de la souscription des bons de trésor assimilables sur la trésorerie bancaire et surtout sur la niveau de liquidités disponible dans le circuit interbancaire.

ESQUISSE DE BIBLIOGRAPHIE

- Monnaie et finance, Jean louis-Besson, Presses universitaires de Grenoble.
WEBOGRAPHIE

Projet de mémoire I : Emission des titres publics et efficacité de la politique budgetaire avril 21 2013

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RESEAUX SOCIAUX : Facebook-Instagram-Tagtile… Bulle spéculative ? mars 25 2012

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                                                                                                                                                                                                                     facebook.jpgLe 16 avril 2012, la méga société  Facebook  par l’intermédiaire de son jeune patron  Mark Zuckerberg  (28,4% du capital social) annonçait le rachat pour 1 milliard de dollars ( environ 762 millions d’euros et près de 499,458 milliards de FCFA), Instagram, start-up prometteuse spécialisée dans le partage de photos enligne via des téléphones portables, smart phones ou tablettes numériques. Il a également annoncé son intention d’acquérir Tagtile, petite société proposant plusieurs possibilités d’épargne d’argent, toujours à partir des téléphones portables. Cette somme est jugée excessive par une partie de l’opinion publique aux États-Unis, mais surtout par certains analystes financiers partout dans le monde; d’autant plus qu’Instagram n’était estimée qu’à 500 millions de dollars. La controverse qu’à suscité cette opération financière a relancé le débat sur la surévaluation des firmes évoluant dans le secteur de la nouvelle économie. Ce compartiment de l’économie est composé d’entreprises et de firmes spécialisées   das la création , la mise au point et la commercialisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Il est constamment indexé par les spécialistes du monde de la finance à cause de la tendance haussière, souvent démesurée de leur valeur de marché, et de l’estimation qui en est faite par les investisseurs potentiels. La polémique soulevée par l’acquisition d‘Instagram par Facebook connait en effet des précédents qui sont de nature à nourrir et à alimenter ce débat déjà porté aux cimes de l’économie financière. Il n’est pas surprenant que de gros poissons en avalent de moins gros pour assouvir leur “faim” et prendre du “poids“ pour s’ériger en leader dans ce vaste océan que constitue  la sphère des NTIC. Ces précédents ont eu des conséquences financières qui se sont révélées systémiques et dramatiques à l’instar du crash boursier de 2003. Cependant, malgré la méfiance due à l’effet de mémoire, certaines entités continuent sur des bases quelques peu subjectives, de débourser des sommes exorbitantes et démesurées pour s’agrandir. L’amnésie collective est donc la règle ici. De tels comportements sont de nature à discréditer la théorie financière orthodoxe et à susciter encore plus d’inquiétudes quant à la future entrée de Facebook sur le Nasdaq et l’évolution de la valeur boursière de ses titres. Dans le contexte actuel qui est caractérisée par une récession mondiale, il est plus que judicieux de s’interroger sur les motivations du géant d’internet à réaliser une aussi couteuse opération. Qu’est ce qui en effet, a poussé ce “gros poisson” à payer le prix fort pour absorber cet “alevin” qu’est Intagram ? Les risques liés à cette opération et les conséquences qui en découleront ne peuvent être ni occultés, ni minimisés. Les préoccupations de l’heure sont donc importantes compte tenu du poids non négligeable de Facebook dans ce secteur et nécessite que l’on s’attarde sur les caractéristiques de la nouvelle économie, les raisons qui ont amené Facebook à racheter Instagram, et les implications qu’un tel comportement à long terme peut entrainer pour cette firme et les autres boites de la sphère des NTIC, et enfin pour les marchés financiers américains.

Les secteurs économiques traditionnels (primaire, secondaire et tertiaire) ont accueilli dans les années cinquante, une nouvelle venue issue des innovations techniques et technologiques de plus en plus perfomantes. Cette dernière n’est autre que la nouvelle économie.  C’est le secteur qui regroupe  les entreprises ayant pour activité principale la production et la commercialisation des produits et services issus du développement des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Avec l’arrivée d’internet, certaines d’entre elles  ont fait d’énormes progrès,  elles ont accru leur chiffre d’affaires et leurs bénéfices, ce qui s’est traduit par un vrai “Boum “sur les marchés financiers. C’est aujourd’hui le cas typique des réseaux sociaux. Ce sont de grandes plateformes sur lesquelles les utilisateurs peuvent créer un compte (gratuitement), se connecter, échanger des informations avec d’autres utilisateurs et profiter d’ opportunités socioprofessionnelles et personnelles. Concernant leur introduction et leur comportement en bourse, leurs perspectives de rentabilité sont si rassurantes qu’elles orientent les anticipations des agents à l’acquisition des parts de leur capital, ce qui cause la surévaluation de leurs titres. Après Microsoft dans les années quatre vingt dix et Yahoo dans les années deux mille, la société Facebook est aujourd’hui un cas typique de cet attrait qu’exerce la nouvelle économie sur les investisseurs potentiels.

Née en 2007, cette société au départ créee par le très jeune et brillant Mark ZUCKERBERG, s’est très vite démarquée des autres réseaux sociaux (Ifive, Yahoo, Badoo…) par l’originalité des services qu’elle propose (partage de photos en ligne, messagerie instantanée, gratuité et irrévocabilité du compte ouvert…). Elle compte aujourd’hui plus de 800 millions d’utilisateurs, et a réalisé un chiffre d’affaires de l’ordre de 3,7 milliards de dollars US au cours de l’exercice 2012 pour un bénéfice d’1milliard de dollars US. Elle estimée à près de 100 milliards de dollars US à quelques mois de son introduction au Nasdaq qui au mois de mai prochain.

L’ouverture de son capital social aux investisseurs par appel à l’épargne publique était très attendue. La demande de ses titres étant très forte à cause des étonnantes perspectives de gain qu’augure le fulgurante croissance de Facebook. Cette situation pourrait perdurer si certaines conditions étaient réunies. L’on rencontre évidemment des précédents :

- La firme Apple à l’été 2011 par exemple, rivalisait avec l’entreprise Exxon Mobil, pour la place de première capitalisation boursière américaine et mondiale. Aujourd’hui, grâce à une stratégie bien élaborée par son directeur général de regrettée mémoire Steve JOBS, Apple flirte avec la barre des 600 milliards de dollars US tandis que le géant pétrolier est actuellement englué autour de 383 milliards de dollars US.

- Microsoft cependant, ne peut pas en dire autant. En décembre 1990, elle valait environs 621 milliards US, aujourd’hui, elle a une valeur d’environ 254 milliards de dollars US, soit une moins value de 367 milliards de dollars US.

-Plus récemment, le réseau social Linkedln, introduit en bourse le 19 mai 2011 a vu son cours multiplié par plus de deux dès le premier mois soit  95,25 dollars US. Onze mois plus tard,le titre avait quelque peu progressé et stagnait autour de 98 dollars US.

-La firme Groupon, spécialiste des bonnes affaires en ligne, introduite au Nasdaq à 20 dollars US le titre le 1er novembre 2011, a vu cette valeur monter très vite jusqu’à 25 dollars US. Elle ne s’échange aujourd’hui qu’à moins de 15 dollars US après que la société ait annoncée une perte nettement plus importante au quatrième trimestre 2011.

Facebook pourrait pourrait donc gagner plus de valeur comme l’entreprise Apple ou alors se voir dépréciée comme la multinationale Microsoft. Le plus souhaitable pour elle serait évidemment le premier scénario. Mais pour cela, une stratégie plus agressive de conquête de nouvelles parts de marché et de réalisation des marges et des résultats positifs si possible à taux croissants sur le long terme. Elle doit développer des mécanismes de diversification de ses services offerts pour étendre ses activités, investir encore plus dans la recherche technologique pour continuer d’innover, ou se développer en s’appropriant des micro structures prometteuses (des start-up), leaders sur le marché de fourniture d’applications électroniques, gratuites ou payantes et très appréciées par les utilisateurs, surtout les plus jeunes.

A l’observation, la firme de Mark Zuckerberg a opté pour chacune de ces stratégies :

-Grâce à ses techniciens et à ses chercheurs, Facebook a développé des applications téléchargeables par les internautes qu’elle a ensuite proposé sur les plateformes d’Apple et de Google (Android Market) mais sans réel bénéfice à la clé.

Elle a également essayé de proposer de nouveaux services dont:

-L’apparition de l’interface journal en décembre 2011, progressivement généralisée à tous les profils d’utilisateurs.

- L’arrivée de la Haute Définition (HD) qui offre une visualisation en plein écran enfin digne de ses concurrents tels que le service Flickr de Yahoo, et aussi Pinterest.

-Facebook a également procédé à une douzaine d’acquisitions rien qu’en 2011, la plupart sont des entreprises évoluant dans l’internet mobile, notamment Gowalla (application de géolocalisation), Beluga (application de messagerie instantanée), ou encore rel8tion (application de publicité locale). Le but étant de s’approprier leurs compétences et leur savoir faire révolutionnaire. Le rachat d’Instagram s’inscrit donc dans la continuité de cette nouvelle mouvance de ciblage et d’acquisition de start-up prometteuses. Instagram constitue actuellement la plus grande acquisition de Facebook.

Instagram est une petite société lancée en Octobre 2000 sur l’Iphone d’Apple. Elle a développé une application numérique révolutionnaire et très courrue de partage de photos en ligne avec des amis ou des inconnus. Elle permet également de modifier ses photos à l’aide d’un filtre qui leur donne un aspect très “vintage“. Cette application téléchargeable gratuitement a aussitôt apporté à Instagram une renommée et une popularité si grande qu’au bout de 18 mois d’existence, elle totalisait plus de 30 millions d’utilisateurs spécifiques sur Iphone à travers le monde. Ce nombre s’est accru de près d’un million en 24 heures le jour où a eu lieu le lancement de cette application sur la plateforme Google (Android) pour les smart phones et les tablettes numériques. 5 millions de clichés y seraient échangés chaque jour, et même “l’homme le plus puissant du monde“, le Président Barack Obama y possèderait un compte. Cette start-up possède donc de nombreux atouts qui ont attiré vers elle le géant d’internet. Les raisons qui sous-tendent cette acquisition sont donc assez pertinentes :

-La monétisation de l’audience croissante sur les terminaux mobiles :

Le “business model” de Facebook basé sur les recettes publicitaires que la société perçoit de ses annonceurs (89% de ses revenus) est bien rodé en ce qui concerne les connexions sur le web via un ordinateur fixe ou portable, mais pas très rentables concernant les connexions via des téléphones portables. L’analyste Robert CYRAN pour l’agence Reuters observe que : “Facebook achète Instagram pour d’autres raisons que sa croissance et ses utilisateurs. Les internautes se connectent de plus en plus via leurs téléphones portables, et c’est un changement qui inquiète Facebook dont la politique est centrée sur un accès depuis des ordinateurs fixes”. Or aujourd’hui, plus de 425 millions d’utilisateurs de Facebook, soit près de la moitié de ses internautes, se connectent via leurs téléphones portables ou leurs tablettes numériques. L’ acquisition d’Instagram par Facebook est donc pleine de sens. La démarche est simple; une fois que le compte Instagram le compte Facebook d’un meme utilisateur sont liés, cet il va livrer une quantité d’informations donc le réseau social et ses annonceurs sont friands. Le potentiel éxiste, il reste à le transformer en èspèces sonnantes et trébuchantes.

-Acquisition d’un pouvoir de monopole.

D’après Pascal Emmanuel GABY, Facebook s’est sentie menacée par Instagram sur un créneau éssentiel: la photographie. Toujours selon lui : ”Les photos sont au coeur des réseaux sociaux : sans photos, Facebook est grillée.En achetant Instagran, elle évite de perdre la main et empeche tou autre géant tel que Google, de lui mettre la main dessus à sa place. Il ne s’agit plus seulement pour Facebook de posseder une application perfectionnée de partage de photographie ; c’est une question de domination. Elle ne veut pas etre l’une des options possibles, mais la seule à pouvoir founir un accès au partage des photos avec d’autres internautes. Le business model de Facebook est tributaire de son monopole de partage sur le web, d’où la mise hors jeu d’une start-up telle qu’ Instagram, susceptible de lui contester la première place.

La somme déboursée par Facebook pour cette acquisition semble donc plus logique car la société veut conserver son leadership dans le secteur des réseaux sociaux. Pour certains, Facebook a fait preuve de vigilance, elle a eu une longueur d’avance et ceci témoigne de son aptitude à controler toutes les jeunes initiatives menaçant son activité principale.

Pour d’autres en revanche, Instagram est une petite société qui n’a que deux ans d’existence, n’emploie que 14 salariés pour un chiffre d’affaire insignifiant, pratiquement nul. De plus, payer 1 milliard de dollars US pour quelques lignes de codes numériques peut paraitre insensé. On pourrait aisément leur donner raison car 1 milliars de dollars US, c’est au moins deux fois plus que ce que vaut réellement Instagram, cette dernière ayant recemment levé des fonds sur la base d’une valeur de 500 millions de dollars US. Quant à l’argument selon lequel cette opération serait la meilleure des défenses contre la concurrence, il peut également se retourner contre Facebook.

Ainsi que le constatent les économistes d’AMEL BCG ( Boston Consulting Group) : “le réseau social est un géant qui emploie 3200 personnes”. Si une petite start-up avec un programme developpé pour des applications mobiles de quelques millers de dollars est succeptible de la mettre en danger, n’est ce pas inquiétant ? Qui plus est, aucune tentative d’évaluation de la société Instagram n’est totalement objective, fusse t’elle réalisée par des experts. Car il est clair que l’utilisation d’une application numérique par des millions de personnes donne certes des indices sur sa poularité et son efficacité, mais très peu d’informations véritables sur sa possible rentabilité.

Le risque le plus élévé qui pèse sur la nouvelle économie en général, à la suite de ces mouvements érratiques, est celui d’une bulle spéculative, semblable à celle qui a occasionné le crash boursier de 2003 après avoir miné les marchés financiers aux Etats-Unis. Ces déséquilibres sont caractérisés par un écart durable du cours observé du titre de sa valeur réelle ou valeur fondamentale. Cette bulle a eu des conséquences néfastes sous la forme d’un sousinvestissement important dans les secteurs de la nouvelle économie accompagné le plus souvent d’un surendettement pour le financer.

Les marchés financiers et les investisseurs étant désormais conscients de ces risques, les évènement ne se repèteront surement pas selon le meme cannevas, le contexte étant différent. Les investisseurs ont l’air nettement moins euphoriques, mais sont toujours prets à prendre des paris risqués sur les titres de ces firmes. Plusieurs entreprises avec en tete Microsoft, ont assisté en 2000 à un retournement brutal de la valeur de leurs actifs, du à surinvestissement et à la déconnexion entre leurs valeurs boursières et réelles. Le nouveau géant d’internet, de part l’optimisme souvent inconscient qui accompagne chacune de ses acquisitions, et l’attrait qu’il suscite chez certains investisseurs, pourrait plonger tout le secteur dans une nouvelle “ère du fictif”. Son acquisition d’Instagram a été très bien accueillie par les utilisateurs et a substanciellement accru sa renomée. Ce scénario sera probablement le meme après l’acquisition prévue de Tagtile. cette politique expansionniste devrait conduire Facebook à racheter encore plus dans l’avenir, des petites structures succeptibles de lui faire de l’ombre. Cette stratégie nécessite en perspective des bénéfices à tendance croissante, car à la première nauvaise nouvelle, le risque de retournement est réel. De plus, il n’est pas viables de racheter à coups de milliards des jeunes start-up. Grace aux apps stores (stock d’applications téléchargeables), developpées par Google, Apple et d’autres, l’offre de miniscules start-up peut etre considérée comme illimitée. Si la stratégie de Facebook s’avère payante, elle pourrait réussi là où plusieurs géants du Nasdaq avant elles ont échoué. Dans le cas contraire, la crainte d’une nouvelle bulle ne s’en trouvera que renforcée.

Nyemb Oscar Thierry Ulrick


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