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LA GESTION DE LA TRESORERIE DE L’ETAT : Cas de l’Etat Togolais février 5 2015

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                                    La gestion de la trésorerie a toujours constitué un point important dans la gestion budgétaire des Etats.

Elle l’est encore plus pour un pays qui cherche encore ses marques dans son cheminement vers la modernité et le développement à l’instar du Togo.

Le Togo, pays côtier de forme allongée en latitude, fait parti des pays à économie fragile. Ce sont en effet les multiples crises socio politiques, l’effondrement précoce du boom du phosphate, la rupture de la coopération avec les PTF pendant 15 ans, la dévaluation du franc CFA, qui lui doivent cette situation économique. La suppression des avances statutaires de la  BCEAO a été aussi un coup dur pour tous les pays qui comme le Togo sont en situation économique difficile.

Toutefois, le véritable problème est  qu’à l’époque il n’y avait pas une bonne politique axée sur la gestion prévisionnelle de la trésorerie. Or, l’Etat est amené à payer cher une telle défaillance institutionnelle. C’est fort de cela que très tôt les autorités ont pris conscience de porter un intérêt manifeste à cette fonction. Déjà en 1999, on assiste à la mise en place de cadre de réflexion autour duquel seront adoptées des méthodes appropriées de gestion de la trésorerie. Aujourd’hui encore cette fonction est entrain d’être dynamisée non seulement au niveau communautaire mais aussi au niveau national. Tous les pays s’attèlent unanimement à faire de la gestion de la trésorerie une fonction vitale. Voila ce qui ne nous a pas laissé indifférents quant a la tentation de traiter d’un sujet au combien pertinent.

 L’idéal est donc pour le Togo qu’avec  l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays  PPTE qu’il soit accordé un regard attentionné à la gestion de la trésorerie pour éviter de sombrer à nouveau dans la crise surendettement. Il va falloir faire de la gestion de la trésorerie une fonction qui puisse permettre de concilier les engagements intérieurs et extérieurs de l’Etat, qui puisse permettre qu’à chaque tomber de mandat ou a chaque convention de prêt ou d’emprunt que le trésor publique à l’échéance soit en mesure d’honorer ses engagements. Le respect de ces engagements pouvions nous affirmer sont promoteurs de la crédibilité de l’Etat.

C’est autour d’une problématique ainsi réfléchie que nous avons élaboré ce travail avec pour objectif de rechercher les voies et moyens pour une gestion  prévisionnelle et optimale de la trésorerie de l’Etat.

Grâce aux recherches documentaires et aux entretiens, nous sommes parvenus malgré les difficultés rencontrées, à élaborer un travail qui se présente en deux parties à savoir :

Le diagnostic de la gestion de la trésorerie au Togo dans une première partie et une deuxième qui y va de la contribution pour une gestion optimale de la  trésorerie.

Ainsi dans la première partie, il s’est agit d’exposer les différents cadre aussi bien juridique, institutionnel que technique qui régissent la matière. Bref, nous pouvons dire que la législation en matière de gestion de la trésorerie  au Togo est assez dense et variée. Les cadres en place à savoir le comité technique  de trésorerie et le comité interne de trésorerie sont assez compétents pour réfléchir des politiques de gestion de la trésorerie de l’Etat.

La gestion de la trésorerie de l’Etat s’appuie sur un outil moderne de gestion transparente dont la mise en œuvre est combinée avec la prudence du Gestionnaire, le flair du Comptable Public et enfin la capacité d’asseoir la judicieuse anticipation. Il s’agit du plan de trésorerie : outils par excellence de prévisions des recettes, des dépenses et du financement.

Justement ces deux masses que sont les recettes et les dépenses constituent même la raison d’être de la fonction de gestion de trésorerie. En effet, Elle permet dans le cadre de la planification de la trésorerie d’anticiper les décalages temporels entre les recettes et les dépenses, afin de prévoir le financement approprié au cas où il y a déficit dans le but de pouvoir exécuter les dépenses du budget de l’Etat d’une manière continue sans interruption. Au contraire, s’il y a excédent, il est prévu un mode de placements rémunérateurs appropriés à effectuer sur le marché de capitaux ou sur le marché financier ;  

Ces décalages sont devenus très fréquent ces dernières années et sont à l’origine des tensions de trésorerie quasi récurrentes.*

Un autre phénomène qui  a longtemps pris de l’ampleur à contribuer à la non maîtrise des recettes de l’Etat ; il s’agit de la dispersion des comptes des administrations publiques dans les banques commerciales.

Cette dispersion des comptes des services de l’Etat est la conséquence du non respect de certains principes fondamentaux qui régissent la comptabilité publique en l’occurrence le principe de l’unité de caisse.

Parce que la gestion de la ressource publique reste liée à celle du financement du développement, faire de la gestion de la trésorerie une fonction vitale est une impérieuse nécessité.

C’est en cela qu’un diagnostic de la gestion de la trésorerie doit avoir pour objectif de déceler les contraintes liées à cette fonction afin de formuler des propositions pour l’améliorer.

Ces contraintes nous ont d’ailleurs  amené à proposer des approches de solutions dans la deuxième partie, lesquelles peuvent un tant soit peu améliorer la gestion de la trésorerie au Togo.

A cet effet il incombe d’améliorer les cadres de gestion de la trésorerie.

Il incombe de même de rétablir le Trésor public dans toutes ses fonctions en générales et des fonctions de caissier et de banquier en particulier.

Optimiser la gestion de la trésorerie appelle désormais à la poursuite de plusieurs reformes au sein du Trésor. Visant ces reformes, celles relatives à la mise en place du CUT, à la connexion du Trésor a STAR et SICA UEMOA s’imposent.

De la gestion prévisionnelle de la trésorerie, il va falloir développer le processus informationnel du Trésor à travers la mise en place d’un logiciel de gestion de la trésorerie non seulement mais aussi et surtout la promotion d’une bonne politique d’informations afin d’imprégner la population sur la gestion des deniers publics. A cet effet, le plan de trésorerie devrait normalement être annexé à la loi de finances pour faciliter l’accès à l’information aux élus du peuple.

Le plus important résident dans l’assainissement des finances publiques.

Cet assainissement doit être entrepris par la mobilisation plus accrue des recettes publiques.

Vous conviendrez avec nous aussi que l’idéal n’est pas seulement de mobiliser les ressources, encore faudrait-il avoir une main mise sur l’exécution des dépenses publiques.

Pour ce faire la régulation budgétaire est le mécanisme qui est prévu lorsque, malgré la discipline budgétaire, le niveau de recouvrement des recettes n’est pas à la hauteur de celui des dépenses en instance de paiement.

Ces actions d’optimisation du recouvrement des recettes et de la maîtrise des dépenses vont assurément  conduire à l’adoption des budgets réalistes.

Le contrôle de l’exécution budgétaire semble être une issue favorable pour une maîtrise du rythme d’exécution des dépenses.

Abréviations

BC EAO : Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest

CUT : Compte Unique du Trésor

 

 

ISSOUFOU IDDE RAHILA

Etudiante en Régies Financières

Filière : Trésor

Candidate au diplôme d’Inspectrice Principale du Trésor

Ecole Nationale d’Administration (ENA) du TOGO


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